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Actualité Compagnie des Pêches Saint-Malo

Emeraude, le nouveau chalutier-usine de la Compagnie des Pêches Saint-Malo

Patrick Soisson - Martine Edouard
Patrick Soisson et Martine Edouard

Compagnie des Pêches, rencontre avec Patrick Soisson, Président et Martine Edouard, Directeur des Affaires Générales

Après plus de 30 ans de bons et loyaux services, le chalutier le Grande Hermine effectue sa dernière campagne de pêche. Son retour à Saint-Malo est prévu le 19 mars...

Il va être remplacé par Emeraude, chalutier-usine commandé fin 2015 par la Compagnie des Pêches Saint-Malo, en copropriété avec l'armement boulonnais "Euronor" et construit par le chantier naval norvégien "Kleven". Un investissement de près de 40 M€.

"Il sera plus imposant, même si il est un peu moins long que le Joseph Roty, navire de surimi de la Compagnie. 80 mètres au lieu de 90. Il accueillera 35 marins à bord.", assure Patrick Soisson, le Président de la Compagnie des Pêches. "Surtout, Emeraude sera propre et économe en énergie, tout en offrant une puissance par cylindre supérieure de 20 %".
Il apportera également plus de sécurité et plus de confort aux membres de l'équipage. "Nos marins travailleront plus à l'abri, avec un pont couvert de 50 m".

Une ambiance scandinave

"Ils gagneront en confort. Toutes les cabines seront équipées en Internet. Ils disposeront de trois salons, d'une salle de sport, d'une salle vidéo, d'un sauna. Nous sommes engagés dans une démarche sociétale et nous souhaitons que nos personnels travaillent dans les meilleures conditions possibles. Nous intégrons les préoccupations sociales et environnementales dans nos activités. Emeraude est d'ailleurs labellisé MSC Pêche Durable", insiste Martine Edouard.

Grande Hermine
Grande Hermine
Emeraude (croquis)
Emeraude (image de synthèse)

Exploitation optimisée

Emeraude a les mêmes missions que le Grande Hermine : pêcher essentiellement du cabillaud, mais également de lieu noir et de l'églefin, travailler à bord les filets, puis congeler sous différentes formes immédiatement.

"Nous allons gagner en productivité avec une usine très robotisée. Nous devrions doubler le tonnage de filets. Par exemple, la découpe automatique des filets, des dos sera optimisée après analyse aux rayons x. Ainsi, chaque poisson sera portionné de façon très précise. Il y aura moins de déchets".

"Question coproduits, là aussi, nous valoriserons au maximum la totalité des captures (aucun rejet). Des parties moins nobles du poisson, nous en faisons de l'huile, de la farine..., nous récupérons, les oeufs, la peau", précise Martine Edouard.

Une fois électrocuté (bien être animal), étêté, éviscéré, fileté, portionné, le poisson sera ensuite conditionné en boîte de 1 à 7 kg et surgelé. Puis, après palettisation automatique il sera stocké en cale surgelée, avant le retour du chalutier à Saint-Malo et sa commercialisation.

Emeraude en juin à Saint-Malo

Pour voir Emeraude à Saint-Malo, il faudra être un peu patient. Depuis son lieu de construction en Norvège, Emeraude démarre sa première campagne de pêche en avril. C'est en juin qu'il trouvera son nouveau port d'attache, Saint-Malo. Hâte de le voir quai Duguay-Trouin !

Les autres activités de la Compagnie des Pêches 

La Compagnie des Pêches dispose de trois navires : le Joseph Roty (61 m), spécialisé dans la pêche du merlan bleu, l'espèce de base dans la fabrication du surimi. Il pêche dans l'Atlantique nord-est et compte une équipe de 60 marins. Le Grande Hermine qui va être remplacé par Emeraude. Puis l'Ocean Tiger, navire de 60 m, qui compte 22 marins à bord et est spécialisé dans la pêche à la crevette nordique.

A terre, dans son usine de prodcution, la Compagnie des Pêches fabrique également du surimi à base du merlan bleu pêché.


La Compagnie des Pêches en chiffres

Source : Compagnie des Pêches

En savoir plus sur la Compagnie des Pêches : www.compagniedespeches.com et sur Facebook